EDENSLAND


Oulala!!! Y'en a marre de cette pitié de merde sur les femmes battues..Pire!!! Les violences psychologiques!
Ces nanas qui chialent à la télé, qui se plaignent, putain, mais qu'elles se barrent! C'est pas compliqué!!

Le truc le pire je pense, c'est cette idée hautement intelligente du téléphone d'urgence...Comment peut on penser que ce dernier soit accessible??? Parce que le gars AVANT de péter une pile, il te donne ton téléphone!!!! si, si!

Et maintenant, il y a même une journée de la femme battue...On doit faire un cadeau? Un couteau, des pansements, un abonnement à l'hôpital, un supplement chambre particulière pour la mutuelle???

Mais à quoi ça sert cette victimisation? On ressort le fer rouge? "femme battue" pour toute la vie? Il faudra le mettre dans le CV ?

C'est chouette de faire pleurer dans les chaumières...De faire du voyeurisme?

Les gens adorent le sang, les cris, le mal....Mais qu'est ce que les gens sont pervers!

Moi, ça me gave!!

Mar 8 déc 2009 5 commentaires
Sourires, je pense comme toi, pour commencer, dans les commisariats au lieu d'en plaisanter; ils feraient mieux de faire réellement leur travail, je ne suis pas sûr que la mentalité ait changé dans les commissariats.


Il faut bien aussi avoir quelque chose sous la dent, pour faire passer le reste.

Bonne soirée !!
patriarch - le 08/12/2009 à 17h39
Moi qui avait peur de me faire lyncher..!!  bisous!
VIRGINIE D'EDENSLAND
Mon pére avait ce genre de passe temps, des insultes et des coups à ma mére et à nous aussi, ce n'était pas facile pour elle de partir avec 5 enfants, et puis, il y a aussi cet enfermement psychologique, qui la retenue pendant plus de 20 ans, on avait tous tres peur de lui.. Certes je lui en veux énormément de ne pas etre partie, mais tout n'est pas de sa faute...

bisous, 

 
stacia - le 08/12/2009 à 22h55
la femme est l'égale de l'homme non ? qu'elle lui pète sa gueule.... j'en connais moi.... peut être même qui écrivent.... je me tais bizzzzzzzzzzzzz
SAM - le 09/12/2009 à 11h45
ce qui les retient, ces femmes, c'est souvent, très souvent, la peur. la peur de l'autre, s'il les retrouve, la peur du regard des autres, la peur de ne pas être crue, ne pas être comprise.......... ce sont les enfants, partir dans l'urgence, où aller? que faire? a qui s'adresser? J'ai suitté un mari violent psychologiquement. Impssible de trouver un logement rapidement. je fais une demnde de logement social, qu'on m'attribue très rapidement avec la condition de fournir à la signature du bail, copie du jugement de divorce !!!!il ne faut pas les blâmer, ni les juger. ceci dit, le battage qu'on fait de ce phénomène me gave aussi profondément.
croc - le 09/12/2009 à 22h53

je n'arrive pas à comprendre pourquoi le fait qu'on en parle te "bourre le crâne" tant que ça, étant donné l'espoir que ça représente pour ces femmes. Lis ça, ça t'éclairera peut-être, au moins, ça te donnera un petit aperçu de ce q'une femme battue peut subir :

Je m'appelle S., j'ai trois enfants et je suis d'origine marocaine.  Je me suis mariée je n'avais même pas 15 ans.  C'était un mariage arrangé au Maroc.  Je ne voulais me marier mais ma mère voulait car elle croyait qu'elle allait mourir et pour l'argent aussi.  Le jour même du mariage, il m'a déjà battue parce que je ne voulais pas avoir de rapports sexuels. J'étais pleine de  sang.  Après 15 jours de mariage, il m'a ramenée en Belgique dans le coffre de la voiture. On a vécu chez mes beaux-parents pendant plus ou moins 8 mois. Je ne le voyais presque pas, il était toujours dans les cafés, il rentrait tous les 2 ou 3 jours dans la nuit.  Pendant cette période, il m'a claqué la tête contre le mur, je suis tombée dans le coma, je suis restée deux mois à l'hôpital.  Je n'avais pas de papiers, on m'a fait passer pour ma belle-soeur. Je ne sais pas ce que j'ai eu car on parlait flamand et je ne comprenais pas.  Il ne s'est même pas excusé, il n'avait aucune pitié. 

Quelques temps après, je suis tombée enceinte de mon premier enfant.  A ce moment-là, je me suis demandée ce que j'allais faire.  Je me suis encore sentie plus liée à lui.  Si j'avais eu mes papiers, je crois que je serais partie.  Je n'avais pas de papiers parce qu'on croyait que c'était un mariage blanc.  J'ai tout essayé pour le faire partir, je me jetai pas terre .. mais il a tenu bon.  Quand j'étais enceinte de 7 mois, mon beau-père nous a mis dehors et on a emménagé dans une maison.  Il n'y avait pas de chauffage, de nourriture, il rentrait tous les 5, 6 jours.  Je ne pouvais pas me plaindre de cela à lui car sinon, il me mettait dehors en combinaison et me faisait descendre la rue comme cela ne plein mois de février.  Je devais mettre la djellaba ... alors que dans ma famille, on ne vivait pas comme ça.  Je ne pouvais pas sortir car mes beaux-parents me surveillaient.  Puis il a voulu déménager pour échapper au regard de ses parents, pour pouvoir faire tout ce qu'il voulait.  Il a fallu se réhabituer à une autre maison., très grande.  Là, je n'étais plus surveillée mais il fermait la porte à clé quand il s'en allait. 

Là, il a commencé à ramener des femmes à la maison.  J'étais obligée de leur servir le thé, voir s'il n'avait besoin de rien sinon j'étais battue.  Puis j'ai accouché de mon fils.  Je n'avais pas le droit de me plaindre sinon il frappait mais il m'a quand même emmené à l'hôpital. 

J'ai fait une dépression, je me suis sentie seule, je pensais à ma famille.  De 80 kg, je suis passé à 46 kg.  L'argent de la prime de naissance est passée dans la drogue, je n'avais rien pour le gamin.  Heureusement, que mon oncle de France a acheté des choses sinon je n'avais rien.  Après, ça a continué comme avant.  Il ne rentrait pas.  Je n'avais pas de chauffage, rien à manger et si je me plaignais, il me mettait dehors en pleine nuit.  J'allais en cachette chez une voisine demander un carton de lait.  Une fois, il a mordu le gamin, il a hurlé.  Je lui ai demandé pourquoi il avait fait cela.  Cela ne lui a pas plu : il m'a battue avec le fil de la radio.  je n'ai plus pu bouger pendant plusieurs jours.    J'étais suivie par l'ONE mais je n'osais pas parler. 

Avant d'avoir mes papiers, je n'osais pas partir car j'avais peur d'être renvoyée chez ma mère et j'avais peur de ma mère et de mon oncle.  Et quand j'ai eu mes papiers, j'avais peur de lui et peur de perdre mes enfants.  Je me sentais paralysée, j'avais l'impression que toutes les grilles étaient fermées. 

Presque tout de suite après, je suis de nouveau tombée enceinte mais il l'a fait partir  avec des coups, il me frappait au ventre.  J'avais des hémorragies mais il ne voulait pas que j'aille à l'hôpital.  Je me soignais moi-même avec des plantes. 

Puis je suis tombée enceinte de mon  deuxième fils et on a encore déménagé.  On a vécu de la même marnière, j'étais enfermée à clé. J'ai accouché chez moi car il n'était pas là et l'ambulance est arrivée trop tard (j'avais demandé aux voisins de l'appeler).  Il est arrivé et il a dit : "Qu'est-ce qu'il a ? Il est crevé ?" en regardant le bébé à terre.  Je suis partie à l'hôpital.  Mon gamin est allé en pédiatrie et moi en maternité.  Il ne venait pas nous voir. J'étais triste, j'avais envie de mourir.  Il devait venir nous chercher à l'hôpital, il n'est jamais venu, il était dans les cafés.  Quelqu'un d'autre a dû me ramener.  Quand il est rentré, il m'a battue.  Il disait que j'aurais dû l'attendre. 

Puis on a encore déménagé.  La police venait tous les jours avec les chiens pour chercher la drogue.  La vie était la même qu'avant :  les femmes ...  Puis il m’a déposée au Maroc dans une maison de sa famille, seule pendant un an.  Je n'osais pas me plaindre à ma mère car j'avais peur qu'elle tienne avec mon mari.  C'est le grand-père de mon mari qui m'a aidée.  Il nous a payé le billet d'avion pour revenir en Belgique. 

Je suis retournée chez mes beaux-parents, j'ai eu une hémorragie donc mon gynécologue m'a donné la pilule.  Mon mari s'en est rendu compte.  Alors il m'a pissé dedans.  J'étais la bonniche, je nettoyais, je faisais la bouffe pour 12 personnes.  Puis on a acheté une maison  et je suis tombée enceinte de jumelles et il me les a fait perdre à 7 mois  ½ de grossesse.  Il sautait sur mon ventre.  Plus il voyait de sang, plus il sautait.  Il me disait : "Crève et je veux voir ce que tu as dans le ventre crever aussi".  Je suis allée à l'hôpital, j'étais toute bleue.  Mon gynécologue m'a donné l'adresse d'un avocat.  Mais j'ai jeté la carte car je pensais qu'il fallait beaucoup d'argent pour prendre un avocat. 

Puis il a  commencé à frapper mon 2e fils, il ne le supportait plus, il demandait à l'aîné de le frapper.  Une fois, il l'a pris par les pieds, a mis sa tête dans le wc et tirait la chasse. 

Je me mettais toujours entre eux pour recevoir moi-même les coups.  Puis j'ai eu mon 3e fils et puis encore une fausse couche. J'ai commencé à parler à des assistantes sociales car j'avais peur pour mes enfants.  On a exigé qu'une assistante sociale passe à la maison pour voir les enfants.  Après chaque visite de l'A.S., il était méchant avec le gamin et je me mettais entre.  il me disait qu'il me crèverait, que je finirais dans le congélateur car de toute façon j'étais orpheline, que le gamin avait la sale gueule de sa mère.  Il était méchant avec le gamin pour un oui ou pour un non.  Il donnait tout au premier et rien au deuxième.

Les derniers temps avant de partir, il me demandait de lui faire à manger en pleine nuit

Dey - le 12/06/2010 à 14h35

Viens te plaindre sur mon blog si tu veux, t'avais qu'a partir avant!!! Moi, je suis partie, et je ne me plaints pas, j'aime pas les gens qui pleurent sur leur sort..Argh!! Tu crois qu'un bipper les mecs vont te le laisser?? Moi, il ne me laissait même pas le téléphone fixe branché!

J'ai rien contre toi puisque nous avons vecu des choses similiaires, tu ne peux pas dire que je suis raciste, il est algerien...Ce que ne supporte pas, c'est l'apitoiement, c'est comme ça que tu vas avancer et que tes enfants vont se construire?

VIRGINIE D'EDENSLAND