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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 13:53


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La manie

 

En grec la « manie » est synonyme de « folie ».

 

 

  Au sens psychiatrique l’accès maniaque se caractérise par un état d'excitation psychique et motrice avec exaltation de l'humeur et mégalomanie.
L'accès maniaque survient de manière brusque mais peut être précédé d’une phase d’intensité modérée qu’on appelle « hypomanie ».

On n’identifie pas toujours de facteurs favorisant l’éclosion d’un tel accès. Si l’on retrouve parfois des éléments stressants comme des chocs émotionnels, des conflits affectifs, des affections somatiques ou des deuils dans les jours ou les semaines précédant son apparition, ces éléments peuvent n’être considérés en fait que comme de simples catalyseurs chez des individus présentant déjà une certaine vulnérabilité.

- Classiquement le premier symptôme est l’insomnie, diminution du besoin de sommeil sans fatigue.
- L'humeur est rapidement changeante, une jovialité ludique, expansive et euphorique alterne avec des moments d'irritabilité où le patient donne l'impression de se fâcher ou peut éclater en sanglots. On dit qu’il passe du rire aux larmes, signe de labilité émotionnelle.
- L’excitation psychique se traduit par une accélération de la pensée (tachypsychie), du flux de paroles (logorrhée). Les idées fusent, les projets sont multiples, grandioses et inadaptés, rarement menés à leur terme. Le discours passe du coq à l'âne.
- Le contact avec les autres est facile et familier, se traduisant par une grande communicabilité.

 

 

- Désinhibé, le patient chante au milieu de ses phrases, fait des plaisanteries caustiques, osées, des jeux de mots faciles, des calembours.
- L’agitation motrice est marquée, le patient ne tient pas en place, se lève brutalement, déambule. L'hyperactivité est stérile, désordonnée.
- La tenue est débraillée, fantaisiste, parfois extravagante. Le visage est hyper-expressif, sans cesse agité de mouvements, empreint de théâtralisme.
- Les accès maniaques typiques comportent toujours une certaine mégalomanie, avec idées de grandeur et surestimation par le sujet de ses propres capacité et de son importance, à l’origine notamment de projets grandioses.
- Le corps vit cet état d’excitation intense : l’insomnie est à peu près totale, sans que le patient n'éprouve la moindre fatigue ; la faim et la soif sont souvent intenses, sans prise de poids. Parfois au contraire par manque de temps ou désintérêt le sujet ne s’alimente plus, entraînant perte de poids voire déshydratation…
- L’euphorie et la désinhibition conduisent le sujet à se lancer dans des activités à risque par ludisme, ou par méconnaissance du danger : conduites sexuelles désordonnées et à risque, conduite automobile à pleine vitesse, voyage imprévu, dépenses inconsidérées, agitation sur la voie publique.
- Dans la manie délirante la mégalomanie atteint le niveau de conviction délirante, aucun raisonnement ni aucune argumentation ne peut l’ébranler. Le patient éprouve des sentiments de grandeur, de toute-puissance ou de mission à accomplir, les thèmes érotiques sont fréquents, ainsi que les intuitions prophétiques.

 

 

 

Après cette lecture...Pensez vous avoir des maniaques autour de vous?


Par VIRGINIE D'EDENSLAND - Publié dans : schizoprénie, psychoses, et autres nevroses....
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Commentaires

Bonjour,

En deux mots, tu as très exactement donné les sujets de mes 2 blogs.

Si l'écriture était facile avant, aujourd'hui, pour être plus cohérente elle en devient difficile.

On m'a diagnostiquée en état de décompensation anxieuse aiguë, mais les symptomes étaient tels que tu les décris.

Par contre, lorsque cette crise m'a prise, j'ai réussi à garder des moments de lucidité cela m'a permis de "crier au secours", et je l'espère de me sauver d'une folie PEUT-ÊTRE permanente.

Aujourd'jui, je vis avec cela, avec ce que la vie m'apporte, en essayant de mettre de l'autre dans ma vie.

Je suis tout de même en traitement depuis bientôt de 2ans.

Ma dépression avait vraiment éclaté en 1983, ma première thérapie en 2001 et ce,  pour des raisons que je voudrais pouvoir écrire, simplement pour dire qu'il ne faut jamais sous estimer ces moments là, ne jamais se dire: cela passera, ne pas croire que l'on est toujours fort, et attendre un jour meilleur.

Ces "coups de folies" peuvent arriver à n'importe qui si l'on n'y prend pas garde et peuvent nous entraîner très loin. 

Commentaire n°1 posté par Fournier maryse le 07/06/2010 à 07h15

Bonjour, C'est vrai que le trouble manique se retrouve dans beaucoup de pathologie. Tu as eu la force de passer le cap du deni, je dirais, c'est être gueri de moitié! Moi aussi, je suis sous traitement, mais pas pour de la manie..Jamais fais de crises maniques...Mais j'ai eu plusieurs amis qui en ont fait, et certains avec delires...Même quans on sait, c'est troublant! Bonne journée à toi!

Réponse de VIRGINIE D'EDENSLAND le 07/06/2010 à 08h04

merde c'est moi !!!!! en tout cas par moment looooool

Commentaire n°2 posté par SAM BORDERLINE le 07/06/2010 à 10h13

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