Pour trouver plus vite

Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /Jan /2007 10:28
C'est de l'absence,De la souffrance...C'est tout cela à la fois. C'est un manque tellement évident que je me demande comment j'avais fait pour l'ignorer aussi longtemps. C'est la douleur de la certitude, quand il n'y a plus d'espoir, plus de raison d'y croire, et même plus le moyen de se battre pour changer les choses.


Ce n'est pas du rennoncement puisque celui ci est consenti, c'est une obligation, une tragedie.
J'ai réalisé ce matin, que plus jamais tu ne reviendrai à moi.


Je le savais tout au fond de mon coeur, mais je me berçais de douces illusions, de sourires au fond des regards dans lesquels j'avais cru voir des traces de moi, quand il n'y avait rien.
Il n'y avait rien, il n'y avait PLUS rien. C'est cela qui me hante, qui me dérange et qui me fait saigner l'âme et me prive de sommeil. Quelquechose est mort. J'ai peur de la mort et du temps qui passe, qui assassine les jours heureux et les gens qui nous aiment.


Les amours sont comme les hommes, elles ne ressucitent jamais.




Et moi, je suis face à ce vide angoissant, cette revelation que j'ai enfin accepter de m'entendre dire.
 Je suis seule.

Je suis seule, pendant que toi, tu n'y est peut-être pas. Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir.

Longtemps ma peine a fait parti de moi, nous étions siamoises, nous n'étions qu'une est même entité. Elle me faisait mal, ça c'est certain, mais elle me remplissait. J'était gonflée de cette tristesse qui n'avait pas de limites puisque elle était moi, partout, coulante, insidieuse, devoratrice...Tellement delicieuse...
Et là, elle est partie, elle à cesser de se fondre en mon être. Elle s'est reduite en une petite boule, compacte, lourde. Elle ne fait plus parti de moi, elle est en moi. Bien distincte, elle me pese lourdement....

Elle est lourde, dense, mais minuscule, lovée sur mon estomac, je n'arrive pas à la deloger.
Elle a retraici pour mieux me faire souffrir, elle a quitté mon corps, laissant là, un néant, du rien , du vide...Elle a aspiré  toute mon essence en se dégageant,rampante de ce que je suis.

Elle était devenue moi. Elle repart maintenant. Elle m'a parasitée. Je suis creuse. Je suis vide...Il me manque quelquechose...Mais je ne sais plus quoi. Je ne peux plus rien vouloir puisque c'est certain que tout est fini. Que va devenir tout cet espoir qui n'a plus de raison.

Quoi..Qui va pouvoir combler ce gouffre, cette plaie béante, qui ne desire pas cicatriser.

Je ne veux pas guerir de toi. Je veux te retrouver. Je sens pourtant que ton image m'échappe.
Je ne parviens plus a te desirer comme avant. C'est effrayant, c'est effroyable, c'est la fin de nous, si je commence à oublier.
Alors les nuits sont longues et angoissantes. Je ne comprends pas pourquoi je me sens si mal.
C'est comme si tu m'avais quitter une seconde fois. Sans me laisser d'adresse, sans me donner de bonnes raisons de ne pas abandonner.
C'est un vrai départ, c'est comme la mort. C'est froid, c'est vide de tout sentiment, c'est lugubre et terrifiant.

Je sais que si je faisais un effort, je pourrais extraire ce poids de souffrance, et le noyer dans l'oubli.


L'oubli aussi c'est de la mort, c'est tenebreux, c'est comme le brouillard, on sait que derrière il y a quelquechose, mais on ne voit pas quoi...C'est angoissant de ne pas savoir, car il se peut que ce qu'on ne parvient pas à distinguer soit la pire choses qu'il soit.

Je ne veux pas oublier, je ne veux pas de passé, je ne veux que du present, gai, volubilr, coloré..Vivant.

Je me rappelle de la premiere fois ou j'ai vu tes yeux profonds, bleus qui se sont fermés à moi.
Je me dis que je veux encore connaitre des instants comme celui là.
Je me rappelle ta chaleur, ton sourire quand tu m'aimais encore.
Je me rappelle mes impatiences avant tes retours.
Je me souviens que nous avons existé.
Je me  souviens que j'ai compté pour toi.

Je comprends alors que si les amours ne ressucitent jamais, c'est parcequ'elles ne meurent pas non plus.



C'est toujours dur les absences, ça sera toujours comme ça.
Ce n'est pas grave.

Ma petite boule de plomb a pris son envole. Elle est passé devant moi. Je ne l'ai pas trouvé si repoussante. Elle était toute dorée, comme de l'or, comme l'infini...

Alors j'ai refais surface, j'ai a nouveau entendu le chant des oiseaux, admiré la puissance massive des arbres verts qui traversent les siecles.
Comme eux, je me tiendrais droite, quoi qu'il advienne, même si, dans ma sève coulent encore des flots de desirs de nous.

Je ne me perdrais plus dans les méandres de la souffrance et du manque. C'est inutile.



J'aurais toute l'éternité pour avoir froid au coeur, aujourd'hui, je vais tout simplement vivre. Sans toi, puisque c'est nécessaire. Puisque c'est comme ça.

J'ai accepter aujourd'hui, que la vie puisse être belle aussi sans toi.
Peut-être même plus belle.

J'ai accepter le fait, que tous, nous vivons avec au fond de nous une souffrance.
Il faut l'apprivoiser.


Et en aucun cas, il ne faut oublier les couleurs du ciel, du soleil et des ruisseaux qui murmurent...La fraicheur de ces matins d'automne tout habillé de rouge éclatant.

La vie fredonne, la vie explose de joie à chaque instant. Au détour d'un sourire. Du rire cristallin d'un enfant.

Tout autour de nous est empli d'amour, il n'était pas emprisonné en toi.


Ca sera dur parfois, et d'autres jours je n'y penserais même pas.

J'ai trop longtemps cru que les gens heureux n'avaient jamais de malheurs...Ce n'est pas vrai..Il savent seulement les oublier quand il est temps...Et vivre avec, surtout...


Mon existance sera merveilleuse, tout simplement parceque je l'ai décidé...









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Par sophie - Publié dans : Des proses au milieu des rimes...
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  • VIRGINIE D'EDENSLAND
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  • Ici, c'est la vie la vraie (dure ou pas), avec des rimes (parfois belles),des blagues (parfois conne), je parle de maladies (parce que ça existe), et de choses futiles (parce que ça existe aussi)...Bref, ici, c'est chez moi, et un peu chez vous...

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