Samedi 12 juillet 2008
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22:42
A partir de la courte phrase "IL ETEINT LA LUMIERE (...) ET FERMA LA PORTE LENTEMENT (...)", il s'agit d'écrire un texte qui viendra s'insérer dans les ... (il y a donc deux parties à écrire), en
incluant les 7 mots suivants (les verbes peuvent être conjugué, comme toujours) :
fenêtre, vent, changer, rester,
ramasser, corné, dehors.
Le but est de developper le plus possible... sans que cela devienne lourd pour autant.
IL ETEINT LA LUMIERE, comme cela, d'un geste simple, précis, "clac"....Et puis plus rien, le néant, les abîmes...Même là fenêtre n'apportait aucune clarté...cette pièce était devenue aussi sombre
que son âme.
Il resta, longtemps, debout, les yeux dans le vide, ce vide obscure, celui qui fait peur parce que on ne peut en sonder la profondeur.
Il pensait quoi? Que tout aller changer....Juste parce que....
Le vent souleva le rideau, il ne le vit pas il entendit juste siffler au travers du voilage immaculé.
Il faisait frais dehors, mais il ne ressentit même pas la légère brise qui lui caressa le visage. Il resta de marbre, fidèle à ce qu'il était....
Qui était il en fait? Un homme tout simplement ? Un monstre? Non, pas un monstre, puisqu'il....
Une bourasque cette fois envahie la chambre, laissant s'envoler jusqu'à ses pieds une page cornée qu'il avait griffonnée quelques heures plus tôt....Il la ramassa... Sans allumer la lumière..Sans
la lire, il savait exactement ce qu'elle racontait...Il la glissa dans sa poche....Ferma les yeux, ce qui dans un sens était inutile, puisqu'il faisait nuit noire....
Quelle était sa couleur préferée? Il se posa cette question...Sans vraiment savoir pourquoi....Et comme pour le reste, il n'avait pas de réponse....Rouge peut être....Mais, il avait tellement
changé....Blanc, peut être, c'est beau le blanc, mais cela le renvoyait trop à certaines pages cornées de sa vie....
Il ouvrit les yeux ,sorti de la chambre, et FERMA LA PORTE LENTEMENT....Seule la télévison était allumée...Et cela était largement suffisant....
Il se dirigea vers l'évier, se lava les mains....Longtemps....Même lorsque cela n'était plus necessaire....Il les frotta, sans relâche....Puis se passa un torchon humide sur le visage. Il
inspira, remplissant ainsi ses poumons au maximum....
Avait il le droit de respirer cet air avec autant de délice? Il se dit que oui....après tout, il avait....
Son regard fut attiré vers le portrait qui se trouvait sur la table basse...Il inclina le cadre, afin de ne plus voir la photo....Il reprit son sac à dos....
Il ne se demanda pas si il avait ou non le droit de partir..Non, cela ne lui effleura pas l'esprit....Un petit sourire se desssina sur ses lévres....
Oui, il avait le droit, il avait tous les droits....Il ne changerai jamais....Il resterai ce qu'il était, ne deviendrai jamais un autre que lui même....Il aimerai toujours le rouge....Et detesterai
le blanc...Il chiffonna la feuille qui se trouvait dans sa poche....Il la jeta avec desinvolture au sol. Sans remords....Qu'importe qu'il ait....
La lumière du couloir l'aveugla un court instant....Il claqua la porte sans se retourner....
Il regarda ses mains, et non, il ne regrettait rien, même si il avait.....
CE TEXTE EST SOUS COPYRIGHT
Par VIRGINIE D'EDENSLAND
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Publié dans : Rimes et proses: coté sombre de la belette...
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