Jeudi 1 mai 2008
4
01
/05
/2008
11:39
C'est un exercice combiné qui est cette fois proposé par Virginie Edensland.
En effet, il s'agit d'écrire un texte dont le début vous est imposé, en utilisant également au minimum 10 mots parmi les 15 d'une liste. Ce double défi, nous ne doutons pas que vous saurez le
relever, et que la surprise et l'émerveillement seront comme toujours au rendez-vous à la lecture des résultats.
Début : Il / Elle reposa le téléphone...Les larmes emplirent ses yeux...Il n'y avait plus d'espoir.
Mots imposés :
soleil, main, regard, feuille, rideau,
océan, demain, oublier, rancoeur, soulagement,
impasse, bonheur, lancinant, pourquoi, poing.
Cet exercice sera officiellement actif du 01 au 11/05, mais comme toujours, les participations reçues au delà de cette date seront également prises en compte.
Au plaisir de vous lire :-)
Elle reposa le téléphone...les larmes emplirent ses yeux...Il n'y avait plus d'espoir.....
Elle l'imaginait aisément, ce petit bureaucrate de m*****, la feuille attestant ses paroles entre les mains, lui annoncer fièrement :
"La maison familliale à été saisie."
Elle sentie une rancoeur l'envahir, ce genre de sentiment que l'on ne peut contrôler et qui nous fait devenir un autre nous même.
Elle passa à mainte reprises ses paumes sur les yeux afin de faire disparaitre ce voile de haine de son regard..Elle n'y parvenait pas...
Cette maison, c'était comme une jardin secret, un journal intime, entre ses murs raisonnaient encore ses rires d'enfants, ses souvenirs
d'adolescente...De femme....
C'était une de ces batisses que l'on se passe de génération, en génaration...
Elle y pensait toutes l'année, elle avait hâte d'y retrouver cette odeur d'embruns que le vent portait....Le soleil brûlant sur la digue, qui se
reflétait dans l'océan....
Elle n'avait rien oublié....Les coloriages les jours de pluie, les chateaux de sable, le sel qui pique les genoux....
Puis vinrent les promenades mains dans la mains, sur la plage, dans le noir dense des nuits sans lune, avec juste le grondement lancinant des
vagues à marée haute.... Et puis se fut les coloriages de ses enfants les jours de pluie.....
Jamais elle n'aurait pensé qu'un jour, cela s'arrêterait, il devait encore avoir des milliers de générations d'enfants coloriant les jours de pluie, sur la table du salon....Pourquoi? Pourquoi, cela devait s'arrêter avec elle...A cause d'elle?
Elle sera les poings, elle sentie la douceur des rideaux rouge du salon, ceux derrière lesquels elle se cachait pendant les partie de cache cache, et où on ne la retrouvait jamais....
La vie ne serait plus qu'une impasse sans attente de demains....Sans promesse de soulagement....
Elle regarda le téléphone, il n'y avait plus de solutions, les lumières allaient se rallumer pour d'autres gens....D'autres petites filles,
d'autres amours.....
Il lui fallait désormais s'inventer d'autres refuges.... Et oublier son passé....
CE TEXTE EST SOUS COPYRIGHT
Par VIRGINIE D'EDENSLAND
-
Publié dans : Des proses au milieu des rimes...
-
6
Commentaires