Vendredi 25 janvier 2008
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J'ai tenté d'oublier,
J'y suis même parvenue,
Bien sûr il m'arrive d'y penser,
Mais comme d'un souvenir banal
rien de plus...
Pourtant mon corps porte encore les stigmates,
De cette lame de fond,
Quand il était devenu un automate,
En lui plus rien de bon...
Renaissent parfois en moi,
Des images,
du sang, ses cris, sa voix...
Mais pas de peur,
Ni de douleur....
La page est tournée,
Je crois même que j'ai pardonné.
Pourtant mon corps porte encore les stigmates,
De cette lame de fond,
Quand il était devenu un automate,
En lui plus rien de bon...
Debordement de fureur,
Qui m'arrachèrent
quelques pleurs,
Et quelques lambeaux de chaire,
Mais cela c'était hier....
Aujourd'hui j'ai cicatrisé,
Mon coeur et
mes plaies...
Essayez donc de me faire souffrir,
Plus rien ne pourras m'avilir....
Parce que vous ne connaissez pas les nuits trop noires,
D'où naissent les lames de fond,
Quand face au mirroir,
On voit coagulés de sang ses cheveux blonds...
Ce sang qui s'echappe de nous,
malgré
tout,
Nos tentatives de le retenir,
Et son regard blemir...
Oui, je porterai a jamais les stigmates,
De cette lame de fond,
Mais moi, je ne serai jamais son automate...
J'ai lavé mes cheveux blonds....
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Par VIRGINIE D'EDENSLAND
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