Mercredi 23 janvier 2008
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LES MOTS DE COLETTE
Amour, béatitude, courage, delicat, éphèmere, fatigue, garanti, habitude, intolerable, jonquilles,
lenteur, miracle, nocif,
octave,, ralenti, sentiment, terrible, universel, ventilé.
Mémé me racontait,
Mémé se souvenait,
de cet amour pur,
Qu'elle avait pour lui, malgré son armure.
Le patriarche, comme elle disait,
Etait plein de courage,
Souvent il se taisait,
Et elle devinait une certaine rage
On ne racontait pas ses sentiments,
A cette époque,
Alors de temps en temps,
Il mettait sa toque,
Allumait sa pipe qu'il s'avait nocive pourtant
Qu'importe, et volait la fumée avec le vent.
Au milieu des champs de jonquilles,
Son esprit vagabondait...
Et il marchait, d'un pas ralenti,
Et il marchait, sans sentir la fatigue le gagner
Guidé par ses habitudes, il regagnait le sentier.
Mémé avait préparé le repas,
Pour son papa,
Il lui souriait tristement,
Les heures qui avancent, n'efface pas le temps d'avant.
Il se battait sans cesse,contre cette terible image,
Dont il était l'otage.
Cela devenait intolerable,
Il ne pourrait jamais vivre sans elle...
Il aurait été preferable,
Qu'un ange deploie ses ailes...
Pour la protéger,
Mais il ne l'avait pas fait...
Il essuyait ses yeux, d'un geste delicat,
Afin, sans doute, que personne ne le voit.
Mais mémé le savait bien,
La douleur est universelle,
Mémé connaissait le même dessein...
Mais elle ne pouvait pas parler d'elle.
Alors tout deux dans leur coin,
Ils priaient en silence,
Parce qu'elle était dejà loin...
Mon Dieu qu'elle arrogence...
Cette vie si éphèmére,
Cette vie pour laquelle, on ne peut rien faire,
Pas de garanti...
Le jour on l'on nous prend la vie...
Mémé pleurait sa maman,
Son père pleurait sa femme,
Elle n'etait qu'une enfant,
Ne versa jamis une larme.
Car elle croyait on miracle pourquoi pas,
Il parait que parfois, cela se voit...
Les morts qui reviennent un brève instant,
Dans la lenteur, revoir les survivants,
De ce monde si étrange qu'est le notre,
Celui où vecu quelque apôtre...
La terre était bien ventilée,
Se disait mémé,
Alors, elle pourrait respirer...Maman
Maman, que j'aime tellement...
Et on fond de l'eglise,
L'orgue jouait,
Elle priait comme on envoie une missive,
Si seulement elle pouvait..
Venir lui froler la joue,
Pour cela elle se mettrait à genoux,
L'orgue monta d'un octave, envahissant le silence...
Devant cette statue elle restait en beatitude,fixant ce cierge à un sous
Elle etait peut être juste en avance,
Pour leur nouveau rendez vous....
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